Un peu d'histoire Imprimer Envoyer

Cossonay, petite ville dont les origines remontent au Moyen Age est solidement campée au centre du district du même nom, et dont elle est le chef-lieu. Le district compte 32 communes.

Bien qu’une ROUTE ROMAINE ait traversé la contrée de Cossonay, ce n’est vraisemblablement que plus tard que son emplacement fut habité. La première mention authentique de la localité se trouve dans la chartre de 1096 par laquelle le sire Uldrich donnait l’église de Cossonay au couvent de Romainmôtier.

Au XIe siècle, le CHÂTEAU DE COSSONAY était l’un des plus grands de la région. Les sires de Cossonay, dont deux furent évêques de Lausanne, étaient une branche de l’illustre maison de Grandson. Cette branche s’éteignit au début du XVe siècle avec Jeanne de Cossonay qui, après avoir secouru ses sujets lors d’un terrible incendie qui détruisit une grande partie de notre ville, mourut sans postérité après avoir laissé sa riche succession à son mari, Jean de Rougemont.

Cossonay passa dès lors à la MAISON DE SAVOIE qui devint l’une des quatorze villes et bourgades qui envoyaient des députés aux Etats de Vaud, siégeant à Moudon. Issu d’une branche parente, PIERRE DE COSSONAY s’illustra le 23 octobre 1475 en qualité de défenseur et commandant de la forteresse des Clées. Il y perdit la vie avec vingt-trois de ses compagnons.

Le pays fut envahi par LES BERNOIS en 1536. Le souvenir terrifiant des guerres de Bourgogne fut sans doute la cause d'une conquête facile; aussi sept députés de la ville de Cossonay, munis d'une lettre de pleins pouvoirs, présentèrent serment d'obéissance à LL.EE. Le premier réformateur qui vint prêcher dans notre ville fut Jean Lecomte; les autels furent alors détruits et Cossonay reçu sa part de biens à l'Eglise.
En 1560, Berne, redoutant quelque entreprise du DUC DE SAVOIE, leva en janvier un corps de dix mille hommes; très grandes revues générales eurent lieu à Cossonay et à Morges. Cette même année. Le Conseil avait érigé une grande tente qu'on employait lors des tirs, et lors de la fête du Papagey - origine de nos abbayes actuelles -, etc. Cette tente était décorée des armes de la ville : d'argent et d'azur. C'est la première mention officielle des ARMOIRIES de la ville. Bien que florissante à cette époque, Cossonay connut dès 1565 les méfaits de la peste.
Les malades étaient transportés à la chapelle Notre-Dame, située sur le lieu du cimetière actuel, ou la maladrerie (ou maladière) de Saint-Denis. Le fléau réapparut à plusieurs reprises jusqu'en 1638.

Le gouvernement de Berne fut généralement bienveillant pour la ville; il fit successivement diverses concessions, en sorte que les bourgeois de Cossonay se trouvèrent dès l'an 1702, en possession des fiefs de leur territoire. Notre ville était très attachée au gouvernement de Berne, si bien que la tentative du major Davel n'a laissé aucune trace dans les archives. Cependant, la population accueillit avec plaisir le nouveau régime de 1798.

Dès lors, Cossonay, devenu CHEF-LIEU DE DISTRICT, a pu progresser et développer ses institutions et moyens de communications. Un funiculaire reliant la gare du chemin de fer Jura-Simplon à la ville fut inauguré le 28 août 1897. Les foires et marchés figurèrent parmi des plus importants du canton. Véritable plaque tournante des routes cantonales, Cossonay vit la naissance dans chaque direction, de transports publics. L'industrie occupa le vallon de la Venoge, à proximité des sources d'énergie et des voies industrielles du chemin de fer.

 

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